Il y a une vie à Bonn après le transfert du Gouvernement vers Berlin
© Johann Schwarz, journaliste, Bonn

Alors que l'attrait touristique de Bonn, la ville natale de Beethoven n'a cessé de croître, l'événement majeur, mais négatif à cette tendance, fut le transfert vers Berlin de la majorité des ministères et des administrations annexes au Gouvernement, y compris le Parlement dans sa totalité; conséquence, il est vrai, de la réunification du pays, , mais faisant perdre à Bonn son titre de Capitale de l'Allemagne. Pourtant, contrairement aux craintes, un miracle s'est produit. Alors que tout le monde anticipait le pire: baisse du nombre d'habitants, de l'activité économique et appauvrissement de la vie sociale. Rien de cela, même pas une baisse de loyer!

Une deuxième vue sur ce miracle distingue évidemment quelques raisons palpables et solides. Il y a d'abord une indemnisation destinée à compenser les  pertes fiscales abruptes; le fait que quelques  ministères restent (pour le moment!) à Bonn, mais, c'est surtout la presque-totalité des entreprises reconstituées de la Poste, de la Deutsche Telekom et la Banque Postale, qui, ayant perdu leurs structures rigides, forment dans cette ville de 300.000 habitants des véritables villes dans la ville, reprenant pêle-mêle les hôtels particuliers, les belles demeures du Style Moderne (Jugendstil) de la Bourgeoisie Rhénane, en rehabilitant les ministères abandonnés. Elles construisent! Quoi? Déjà un gratte-ciel, omme cette "Tour de la Poste" à 160 m de hauteur (ci-dessous)..


On savait bien que Bonn possédait des atouts urbains, touristiques et historiques: En premier lieu, un aimant puissant : Ludwig van Beethoven est né à Bonn (1772), dont on visite la maison natale qu'il quitta à l'aube de sa fulminante destinée ( à 22 ans) . Mais aussi le site même de Bonn au bord du Rhin, en face de ces sept collines des sept nains et de Blanche-Neige. C'est à partir de Bonn que commence à scintiller le collier de perles de ces romantiques et moyenâgeux châteaux aux bords du Rhin, et où dort toujours le famaux trésor de Nibelungen. Bonn avec son Hôtel de Ville baroque, sa Cathédrale romane du 13ème,  son Palais (d'après les plans de Robert de Cotte, gendre du sublime Hardouin-Mansart) des Princes-Electeurs de Cologne, amis de Louis XIV. en font une ville mémorable et pleine de charme. 

 

   Quelques notions historiques

Née d’une agglomération celte, située sur la rive gauche du Rhin, Bonn fut transformée en camp romain et devint l’un des points d’appui du Limes, cette ligne Maginot avant la lettre. Mais c’est au Moyen Âge que la Ville de Bonne connut son véritable développement, car elle fut du XIIIe siècle à la Révolution française la résidence des Archevêques et Princes Electeurs de Cologne. Ceux-ci, chassés de leur véritable capitale par les bourgeois de Cologne, s’installèrent à Bonn, qui devint ainsi une des nombreuses cités de l’Allemagne médiévale et moderne. Les archevêques (princes allemands, archiducs d’Autriche) menèrent une savante politique d’équilibre, épargnant généralement à leur Électorat les misères de la guerre. Ils jouèrent également un rôle de mécènes. En 1815 - après avoir été "sécularisée" sous la dominance du grand Corse, elle fut cédée, comme le reste de la Rhénanie, au royaume de Prusse. L’université qui, créée en 1786, avait été supprimée en 1794 y fut fondée à nouveau en 1818 par les autorités de Berlin ; elle ne tarda pas à acquérir un grand prestige dans le domaine de l’histoire et de la philologie: un de ses plus célèbres étudiants fut Karl Marx. Bonn prit de l’importance en 1949 lorsqu'on y installa «provisoirement » la capitale pour attendre une hypothétique réunification de l’Allemagne, ce qui, il faut le dire, convenait beaucoup au nouveau chancelier Konrad Adenauer. En 1991 on rétablit Berlin dans son statut de Capitale de l’Allemagne tout entière, et le Gouvernement Féderal "déménageat" vers Berlin...

 
L'Avenue des Musées

L'"Avenue des Musées", ou le Mille des Musées, une jolie trouvaille marketing, est une métaphore pour dire que ces Musées se trouvent, peu ou prou, sur une ligne droite, à l'exception du "Deutsches Museum" qui est une dépendance d'un Musée (du même nom) situé à Munich et qui fait "Maison de la découverte (allemande)", est qui se siue un peu à l'écart de cette ligne droite.

 

La Maison de l'Histoire

   Dicté par le souci de donner du lustre à la Capitale provisoire, on fit établir à Bonn "La Maison de l'Histoire" qui se veut une institution pédagogique en insistant sur l'histoire moderne de l'Allemagne Fédérale", c'est à dire
d'après-guerre: MaisonHistoire (le drapeau français vous amène au programme en français)

 

Cette adresse lvous amène à l'exposition "Caricatures de 1945 à 1999", qui fait passer en
revue le mi-siècle passé depuis 1950 à Bonn et en Politique par des caricatures..

    Bonner Kunstmuseum

Link: http://www.bonn.de/kunstmuseum/http://www.bonn.de/kunstmuseum/

  Sous une construction vertigineuse, le Musée se spécialise sur le XXème siècle avec ses racines du 19ème :: Macke,l'oeuvre graphique de Max Ernst, des tableaux autour du " Blauer Reiter", Münch et Erich Heckel. C'est aussi la Post-Moderne (Allemande).

 

 

Finalement le plat de resistance: Le Hall d'Art Fédérall Il s'agit de quelque chose d'inédit: en effet, du temps où elle fut encore la Capitale de l'Allemagne Fédérale (de l'Ouest), l'État Fédéral avait doté la Ville de Bonn d'un complexe d'exposition non permanent, pourvu d'un budget significatif, pour "attirer" des expositions temporaires (soit que celles-ci se baladaient déjà, soit que la maison invitait et invite des musées nationaux à se présenter dans ses salles somptueuses: Ainsi nous avons vu "Le Musée de Capo di Monte de Naples"; "Le Petit Palais" de Paris"; Les richesses du Vatican dans une exposition appelée "La Haute Renaissance à Rome", ..Le "Museo Nacional del Prado (Velasquez, Rubens et Claude Le Lorrain)", "Charles V, le dernier empereur universel", "L'Ermitage" de St. Petersbourg, etc. Une formule et un cadre remportant beaucoup de succès. Le tout accompagné par des évéments musicaux, artistiques et mulitmedias; pratiquement un événement par jour. L'architecte du bâtiment avait sûrement la necropole de la reine Hatchepsout dans sa tête. Alors que la vue ci-dessus ne le fait pas ressortir de façon trop évidente, les embrasures y correspondent sûrement...
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Le Mille des Musées ne serait pas complet sans mentionner deux autres "Musées" se situant sur cet axe : Le Musée des Sciences Naturelles nommé d'après son Fondateur "Museum Koenig" qui se veut un des gardiens de la bio-diversité par son autorité, son influence et ses ressources; etenfin le " Deutsche Museum, une dépendance du Deutsches Museum de Munich et qui - malgré la matière âpre - rend la technique moderne accessible à tous. 

Finalement, un Musée que je vous laisse découvrir. Cliquez sur:

arithmeum

(Seulement en anglais et allemand)

Le link officiel de la Ville de Bonn:

www.bonn.de

http://www.bonn.de

Prix Nobel de A à Z
Exposition au "Musée Allemand";


Ivar Giaevar, Prix Nobel de Physique '73

Einstein et moi-même, nous avons deux choses en commun: Tous les deux, nous avons nos langues photographiées et nous avons commencé nos carrières respectives dans un bureau d'inventions. Conseil pour l'avenir. Souvenez-vous toujours que le nombre des lois scientifiques est très limité, alors que le nombre des inventions à faire est sans limite. (I. Giaever)

(c) Johann Schwarz, Images (c) Ville de Bonn et ses Musées respectifs
             
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